Et qu’ça brille!

Ah! Mais oui, voilà: avec son marchepied, Miss Spaghetti peut enfin faire la vaisselle ou laver la salade à ma place!

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C’est promis ma chérie, dès que tu marches, je t’apprends à sortir les poubelles!

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Sur ma table basse…

…Mes deux préoccupations du moment:

Waouh, elle a l'air trop trop belle ta table basse!
Waouh, elle a l’air trop trop belle ta table basse!

Deux préoccupations intimement liées: le deuz qui veut pas dormir la nuit et le burn-out maternel, puis, par extension, le « je perds foi en ma fille et ses progrès », et ça, c’est pas possible.

Voilà donc le grand Chantier:

Faire dormir son deuz et donc, le laisser pleurer, un peu, pas trop, mais beaucoup quand même.

Pour la petite histoire, le deuz a eu un bon gros reflux de derrière les fagots qui faisait que la position allongée longtemps, c’était pas trop possible. Et puis, les mois passent et il fait toujours pas ses nuits, tout conditionné par le « je me réveille-maman me prend dans ses bras » (en plus, elle court, cette gourde, pour pas réveiller ma frangine).

Alors d’abord, j’ai lu un livre, parce que,oui, c’est mon réflexe de base: un problème? Hop! une solution sortie tout droit d’un bouquin (ça marche pour la cuisine, le bricolage, les voyages, donc ça doit marcher pour les bébés…). Sache que je sais exactement ce qu’il se dit dans le bouquin avant de l’ouvrir: FAUT LE LAISSER CHIALER! Mais je l’achète quand même et je le lis.

Ça va être dur, très dur.C’est donc tout naturellement Papa Spaghetti que j’envoie au front parce qu’il a pas les nichons qui débordent de lait et qu’en plus il est doté comme tous les mecs d’une patience très relative avec ses marmots, et puis aussi,comme tous les mecs, parce qu’il s’est pas trop levé jusque là la nuit, hein!

Je te passe les détails sur le procédé d’endormissement. Par contre je t’avoue: il n’a fallu qu’une nuit pour se rendre compte que le deuz, qui se réveille en hurlant, se rendort tout seul au bout d’1 minute 30 environ. Et ça, c’est la looooooooooooooooose. Oui, car je te rappelle qu’il est arrivé à maman Spag de se lever jusqu’à 8 fois par nuit (en plus, en courant, cette gourde, pour pas réveiller la frangine) alors que pour changer le deuz qui dort pas en deuz qui dort, il suffisait juste d’attendre, attendre avant de se lever… Comme le gâteau Yabon…Souviens-toi.

Bref, Maman Spag fait de nouveau ses nuits et, pour le coup, va beaucoup mieux.

Bienvenue dans la Dream Team, ami menuisier!

Quand on a 2 ans et demi et qu’on ne marche pas, on se rend compte que le  monde merveilleux de la puériculture n’a pas pensé à vous.

Le chariot de marche, c’est fait pour les nabots entre 10 et 18 mois…

Ça devient vite problématique quand on a dépassé la taille requise, ça donne à Miss Spaghetti un petit côté Jean Marais dans « Le bossu » (dont on se passerait bien):

Touchez ma bosse Monseigneur!
Touchez ma bosse Monseigneur!

Le marche pied pour se laver les mains dans le lavabo familial, c’est fait pour les grands dès 15 mois…

Sauf quand on peut pas monter dessus. Là, 2 options: puer de la main ou dépendre de ses parents (bon, on a opté pour la seconde)

Alors comment kon fait si on rentre pas dans les petites cases????

Et ben on appelle Seb le Menuisier et on lui expose nos idées: « Tu vois, faudrait un truc qu’elle pourrait pousser, suffisamment lourd mais pas trop, et bla bla et bla bla. Et puis un truc sur lequel elle pourrait monter en se tenant et bla bla et bla bla »…

Et une semaine plus tard, ça donne ça:

Bon, c'est sensé être une poussette. Dans 5 ou 6 ans, je trouverai le temps de coudre la partie transat...
Bon, c’est sensé être une poussette. Dans 5 ou 6 ans, je trouverai le temps de coudre la partie transat…
Démonstration…

 

La brosse à dent par terre, c'est pour la touche déco!
La brosse à dent par terre, c’est pour la touche déco!

Miss Spag fait sa rééducation sur le marche pied: monte/descend/monte/descend. Et c’est cro cro facile…

Alors Merci Seb!

Les p’tites journées de la famille Spaghetti

Se lever entre 5h et 6h du mat’, réveillée par le chant mélodieux du deuz qui fait toujours pas ses putains de nuit qui a encore du mal à dormir plus de 3 heures d’affilée, à 10 mois bordel de merde

Se lever très vite pour qu’il ne réveille surtout pas l’aînée. Raté.

Se doucher en 33 secondes parce que sinon le deuz (encore lui), il entre dans la douche.

Enlever 3 pyjamas, changer 2 couches, enfiler une culotte et des fringues par dessus tout ça, sans se tromper.

Préparer et consommer dans la foulée, un café, un biberon de lait et un nichon, sans se tromper.

Partir au boulot.

Ecouter un énième exposé sur les dinosaures
Ecouter un énième exposé sur les dinosaures

Sortir du boulot.

Aller chercher ses 2 Spaghetti.

Filer chez le kiné ou la psychomot, en fonction du jour de la semaine.

Rentrer.

Faire un tour en poussette. 25 kilos la poussette.

Jouer un peu et le voir arriver, lui, le créneau horaire de l’enfer: le 18h/19h30; celui qui dure en réalité 72 heures, un truc qui fait penser à une distorsion dans l’espace-temps. Celui du : Prépare à bouffer/Nourris tes fauves/Donne-leur un bain/Sors-les du bain/Cours-leur après pour leur enfiler leur pyjama/Ne réponds pas au téléphone: mais c’est qui le gros con qui t’appelle à cette heure là?! Mets-les au lit/Endors l’indomptable deuz.

Ranger un peu

Manger parfois

Préparer sa journée du lendemain la paupière bien lourde

Et enfin se coucher peinarde…pendant 2 ou 3 heures….

Mon deuz et moi à 23h30, 2h du mat ou encore 5h...
Mon deuz et moi à 23h30, 2h du mat ou encore 5h…

 

« Ce n’est pas toi que j’attendais… »

La question du moment:

Et sinon, t’en es où de l’acceptation du handicap?

L’acceptation est, sans conteste, UN MOT QUI SCHLINGUE. D’ailleurs, il est tout moche dans la bouche. Essaye pour voir: « Ak-sèP-Ta-ssssssion ». T’as vu, il est tout moche ce mot, il se cogne contre tes dents. Il pue la résignation.

On n’accepte pas le handicap de nos mômes, on s’adapte, on apprend à vivre avec. Cependant, pour chaque parent confronté au handicap, il semblerait que le cheminement qui nous amène à enfin apprécier l’incroyable richesse de notre « nouvelle » vie soit à peu près le même.

Du coup, je me reconnais dans la très chouette BD de Fabien Toulmé…

 

Et puis dans ce texte, découvert sur le blog de Cot Cot

Bienvenue en Hollande

Par Emily Pearl Kingsley

On me demande souvent de décrire mon expérience d’avoir élevé un enfant aux besoins particuliers pour aider ceux qui n’ont pas vécu cette expérience unique à comprendre, à imaginer ce que l’on peut ressentir. C’est comme ça….

Quand vous allez avoir un enfant, c’est comme planifier un fabuleux voyage en Italie. Vous achetez un tas de livres sur le pays, des guides qui vous permettent d’établir votre itinéraire…le Colisée, Michael Ange, les gondoles de Venise. Vous apprenez même quelques phrases d’italien, cela devient vraiment très excitant….

Après quelques mois d’anticipation passionnée, enfin, le grand jour arrive. Vous faites vos valises et vous partez. Plusieurs heures plus tard l’avion atterrit. L’hôtesse annonce : « Bienvenue en Hollande ! » En Hollande ???? Comment ça, en Hollande ? Mon billet était pour l’Italie, par pour la Hollande ! Je suis sensée être en Italie. Toute ma vie, j’ai rêvé d’aller en Italie. Mais il y a eu un changement d’aiguillage en cours de route. Ils ont atterri en Hollande, et vous devez y rester.

La chose importante, c’est qu’ils ne vous ont pas amené dans un endroit horrible, dégoûtant, immonde, pestilentiel, où règnerait la famine et les maladies. C’est juste un endroit différent.

Alors, vous devez aller acheter de nouveaux guides. Vous devez apprendre une langue complètement nouvelle. Et vous allez rencontrer un groupe de gens totalement nouveaux que vous n’auriez jamais rencontrés autrement. C’est juste un endroit différent. Le rythme est plus lent qu’en Italie, c’est moins clinquant. Après quelques temps, vous reprenez votre souffle, vous regardez alentour, et vous remarquez qu’il y a des moulins en Hollande. La Hollande a des tulipes. La Hollande a même des Rembrandt.

Mais tous les gens que vous connaissez sont allés en Italie et ils vantent les merveilles de l’Italie et le bon temps qu’ils ont eu là-bas. Et pour le reste de votre vie, vous pensez : « Oui, c’est là que j’étais supposée me rendre, c’est ce que j’avais prévu.

Et la peine ne s’en ira jamais, car la perte de ce beau rêve est une perte majeure.
Mais si vous passez votre vie à vous morfondre de n’avoir pas atterri en Italie, vous risquez de ne jamais être libre d’apprécier les choses très spéciales qu’on ne trouve qu’en Hollande

Depuis quelques mois maintenant, j’ai enfin décidé de poser mes valises en Hollande, et j’adore…